Prenant modèle sur le gigantisme de l'industrie de leur pays, des commerçants américains ouvrent des chaines de supermarchés. Ils cherchent alors des outils pour améliorer la gestion de leurs énormes stocks et pour accélérer le passage en caisse des clients. En 1948, Norman Woodland et Bernard Silver, chercheurs au Drexel Institute of Technologie, proposent à des supermarchés de Philadelphie un système d'identification des articles...

National_Medal_of_Technology_and_InnovationIl se présente sous la forme de cercles concentriques contenant un code binaire. Malheureusement, la lecture de ces codes laisse à désirer et l'invention de Woodland et Silver est abandonnée.

Dans les années 1950, David J. Collins, chercheur au Massachusetts Institute of Technologie, reprend leur idée en la modifiant : les cercles deviennent des lignes de différentes largeurs qui correspondent chacune à un chiffre allant de zéro à neuf...

Chargé de créer une identification automatique des wagons du réseau de chemins de fer de Pennsylvanie, Collins fait apposer une étiquette à code-barres de 10 chiffres sur chacun d'entre eux : les 4 premiers chiffres correspondent à la compagnie et les 6 autres identifient le wagon. La lecture de l'étiquette est réalisée à l'aide d'un faiseau lumineux relié à un ordinateur. Après mise au point, la norme de codage de David Collins devient opérationnelle en 1967.

Vers 1970, la firme Computer Identics reprend les codes binaires de Woodland et Silver, l'étiquette à codes-barre et la lecture laser de Collins, fait un mix avec les 2 et réalise le 1er système automatique d'identification des pièces automobiles d'un garage du Michigan. Par la suite, quelques supermarchés américains adoptent ce système et font étiqueter manuellement leurs produits avec les codes-barres circulaires de Woodland et Silver...