Neuf ans aprés l'indépendance de l'Algérie, le président Houari Boumediène décide, en février 1971, de nationaliser les entreprises d'extraction de pétrole du pays et déclenche ainsi une crise durable avec la France...

Houari_Boumediene's_PortraitCette dernière commence par ne plus acheter de vins algériens. L'Algérie accuse par la suite la France de ne pas chercher à enrayer la série de meurtres perpétrés à l'encontre des migrants algériens qui résident sur le sol français...

En 1975, la visite en Algérie du président français Valéry Giscard d'Estaing n'apaise qu'à peine cette crise. Par contre, son remplacement par François Mitterrand, en 1981, améliore notablement les relations entre les 2 pays.

Mais, en 1995, le président algérien Liamine Zeroual annule sa rencontre avec le président français Jacques Chirac, qu'il accuse d'avoir bafoué la dignité et la souveraineté du peuple algérien par les propos qu'il a tenu...

Le président français a déclaré qu'il souhaitait l'organisation d'élections législatives libres et démocratiques en Algérie, pour que cesse ainsi les violences que l'annulation du scrutin de 1991 a déclenchée.

L'Algérie est, par ailleurs, convaincue que la France veut réviser les accords d'Evian de 1968 et lui reproche également de refuser de lui livrer Ferhat Mehenni, le président du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK).

De son côté, la France accuse l'Algérie de ne pas l'aider à lutter contre l'immigration clandestine. Cependant, même au plus fort des crises diplomatiques entre les 2 pays, les services du renseignement et les services de sécurité de l'Algérie et de la France se sont toujours parfaitement bien entendus. Les uns et les autres ont constamment maintenu leurs coopérations militaire et sécuritaire, sans se préoccuper des différents entre leurs dirigeants...