La crise économique qui sévit dans le monde en 1930 n'épargne pas la France et, ici comme ailleurs, le chômage y explose. Les ouvriers français ne supportent plus que des étrangers aient du travail et pas eux ! Des bagarres éclatent alors dans les entreprises et des pétitions sont remises aux députés...

Édouard_Herriot_1914


Le 10 août 1932, sous la pression, le gouvernement de Edouard Herriot fait voter une loi qui impose un quota d'étrangers dans chaque entreprise...


Puis, de leur propre initiative, les employeurs qui doivent réduire leur personnel licencient en priorité les étrangers.

En 1937, des centaines de milliers de Polonais et d'Italiens sans travail retournent donc dans leur pays natal.

Mais le chômage n'en diminue pas pour autant car bon nombre des emplois qui ont été libérés restent vacants...

Notamment dans la sidérurgie et les mines (où le travail est pénible, dangereux et mal payé) où peu de Français acceptent de les remplacer !

Médecins, avocats, notaires, architectes, huissiers, géomètres, pharmaciens et autres professions libérales s'inquiètent quant à eux de l'afflux des migrants intellectuels et font à leur tour pression sur les élus. En plus de la nationalité française "de naissance", ils obtiennent qu'un diplôme d'état soit exigé pour l'exercice de leurs professions.

En 1974, des élèves de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) créent le Club de l'Horloge. Dans les années qui suivent, la plupart d'entre eux adhèrent au Front National (FN). Jean-Yves Le Gallou, co-fondateur de ce club de réflexion et membre de l'Union pour la Démocratie Française (UDF), publie en 1985 un livre : "La Préférence nationale : réponse à l'immigration". Quelques mois plus tard, il quitte l'UDF et rejoint les autres membres du Club de l'Horloge au sein du Front National...