En juillet 1979, au Nicaragua, le dictateur Anastasio Somoza est chassé du pouvoir. Il est remplacé par une "junte de reconstruction nationale" et Daniel Ortega devient secrétaire général du Front Sandiniste de Libération National (FSLN). Le FSLN prend le contrôle des exportations et importations de nourriture. En outre, toutes les banques, compagnies d'assurances, mines et sociétés d'exploitation forestière sont méthodiquement nationalisées...

Coat_of_arms_of_NicaraguaPuis, le 21 août, un décret supprime la peine de mort et protège les libertés individuelles. Les Nicaraguayens découvrent alors la justice sociale et leur pays fait un bond économique qu'il n'a jamais connu auparavant.

Ulcéré par cette réussite, le président américain Ronald Reagan décide de faire financer des milices armées nicaraguayennes, les Contras, dont la mission sera de terroriser la population et de chasser le gouvernement sandiniste du pouvoir...

Le financement de ces milices repose sur les revenus d'un discret trafic d'armes américaines vendues à l'Iran, lequel pays a pourtant été placé sous embargo par les USA.

Dans la décennie qui suit, les Contras tuent plus de 30.000 Nicaraguayens et désorganisent complètement l'économie du pays. La situation est telle que Daniel Ortega est électoralement battu par les conservateurs de Violetta Chamorro, laquelle fait aussitôt voter de nombreuses réformes néolibérales.

En 1995, l'ancien vice-président sandiniste Sergio Ramirez, l'ex-ministre Doria Maria Tellez et le guérillero Hugo Torres quittent le FSLN, créent le Mouvement de Rénovation Sandiniste (MRS) et dénoncent la dérive droitière de Daniel Ortega. Bien qu'accusé en 1998 de viols répétés par sa fille adoptive, ce dernier obtient le soutien de l'église catholique, s'allie au parti conservateur d'Arnoldo Aleman et retrouve ainsi le pouvoir en 2006...