Le 4 juillet 1968, les dirigeants de l'URSS, de la Bulgarie, de la Pologne, de la Hongrie et de la République Démocratique Allemande (RDA) adressent une lettre commune à ceux de la Tchécoslovaquie. Ils y font part de leurs inquiétudes face aux attaques que ce gouvernement subit. Les dirigeants de ces 5 pays pensent que les sociaux-démocrates tchèques veulent former un parti, prendre le pouvoir et ainsi restaurer le capitalisme...

Emblem_of_the_Communist_Party_of_CzechoslovakiaIls reprochent au Parti Communiste Tchécoslovaque (PCT) d'avoir laissé les forces de "démocratisation" s'emparer de la presse, de la radio et de la télévision tchécoslovaque.

Ils s'alarment aussi de la publication clandestine du document "Les 2000 mots" qui appelle à la lutte contre le régime communiste tchècoslovaque et contre le maintien de la Tchécoslovaquie dans l'alliance des pays du Pacte de Varsovie.

Par ailleurs, les 5 pays signataires de ce courrier se disent convainçus que l'Allemagne fédérale (RFA) tente d'utiliser la situation en Tchécoslovaquie pour affaiblir et déstabiliser la RDA.


Ils pensent désormais que le Parti Communiste Tchécoslovaque est en train de perdre le contrôle de la situation.


Mais ce qui les inquiètent le plus est que les médias tchécoslovaques mènent une campagne hostile aux exercices militaires des forces du Pacte de Varsovie : en effet, la presse écrite, la radio et la télévision tchécoslovaque accusent les armées du Pacte de Varsovie, qui accomplissent actuellement des manoeuvres sur leur territoire, de violer la souveraineté et l'indépendance de la Tchécoslovaquie...