Suite à la lettre du 4 juillet 1968 qui lui a été envoyée par 5 des pays du Pacte de Varsovie (inquiets de la situation en Tchécoslovaquie), le Parti Communiste Tchécoslovaque (PCT) répond qu'il souhaite rencontrer ces 5 pays frères dont il partage les craintes depuis le mois de mai. Le PCT ajoute qu'il juge indispensable de mobiliser toutes les forces en mesure d'enrayer une crise qui peut menacer le pouvoir communiste tchécoslovaque...

Le PCT se dit donc prèt à employer tous moyens pour défendre le système contre ce danger mais certifie qu'il contrôle la situation. Il affirme aussi que depuis la libération de l'occupant nazi, obtenue grace à la victoire de l'URSS, le peuple tchécoslovaque et le peuple russe sont liés. Le PCT rappelle également qu'il oeuvre au respect mutuel de la souveraineté et au développement des rapports amicaux entre les pays du Pacte de Varsovie.

Antonín_Novotný_1968Par ailleurs, le Parti Communiste Tchécoslovaque tient à préciser qu'il défend lui aussi les intérêts de la République Démocratique Allemande (RDA) face à l'autre Allemagne.

Le PCT considère que les manoeuvres militaires des forces du Pacte de Varsovie éffectuées sur son territoire sont parfaitement légitimes...

Les doutes qu'a pu exprimer une partie de son opinion publique ne proviennent que des incertitudes qui entourent la date de départ du pays par ces même troupes.

Concernant la situation contre-révolutionnaire qui sévirait actuellement en Tchécoslovaquie, la direction du PCT écrit qu'elle n'est que le fruit des multiples erreurs qui ont été commises depuis 1953 par Antonin Novotny...

Ce dernier était alors le premier secrétaire du Parti Communiste Tchécoslovaque, avant de devenir président de la République Socialiste Tchécoslovaque en 1957...