Le 3 août 1968, les dirigeants d'URSS, Bulgarie, Hongrie, République Démocratique Allemande, Pologne et Tchécoslovaquie se réunissent et décident de renforcer la fidélité au marxisme-léninisme et la coopération entre les Etats du Pacte de Varsovie, de défendre les conquêtes sociales de leurs pays, d'être vigilants contre l'anticommunisme, d'élever la capacité défensive de tous et de respecter la souveraineté nationale de chacun... 


Mais, dans la nuit du 21 août, des troupes de l'Armée Rouge et des forces bulgares, hongroises, est-allemandes et polonaises pénètrent sur le territoire tchécoslovaque et l'occupent 18 jours seulement après l'accord que ces pays ont signés ensemble. L'URSS a finalement considérée que le Parti Communiste Tchécoslovaque (PCT) n'est pas entièrement en mesure de contenir les menées anticommunistes qui agitent dangereusement son pays.

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L'Union Soviétique a donc optée pour une solution militaire, sans se préoccuper du "respect de la souveraineté nationale" tchécoslovaque.

Puis, le 23 août, des rencontres sont décidées entre une délégation russe (menée par Leonid Brejnev et Alexei Kossyguine) et une délégation du PCT (conduite par Ludvik Svoboda et Alexander Dubcek).

La délégation soviétique annonce alors que la présence de ses troupes sur le territoire tchécoslovaque est provisoire et elle tient à assurer le PCT du soutien total de l'URSS à son égard.

La délégation du PCT informe à son tour la délégation soviétique que son parti a pris toutes les mesures nécessaires pour rétablir rapidement l'ordre dans le pays.

La délégation russe répond que "les troupes du Pacte de Varsovie ne s'ingèreront pas dans les affaires de la Tchécoslovaquie" et qu'elles recevront l'ordre de se retirer au fur et à mesure que la situation se normalisera...