Au tout début des années 1930, une partie des juifs des pays de l'Europe de l'Est quittent leur pays natal pour aller chercher ailleurs de meilleurs conditions de vie et pour échapper aux brimades antisémites qui s'y multiplient. Ceux qui choisissent de s'installer en France se mélangent à une population française parmi laquelle ils ne représentent qu'un pour cent des habitants, ces derniers les accueillant généralement avec sympathie et bienveillance...

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Il en va tout autrement en Europe de l'Est où les juifs vivent entre eux, dans des quartiers juifs (des ghettos) dans lesquels les S.S., à partir de 1940, n'ont aucun mal à les tenir enfermé, à les affamer, à les réprimer brutalement et à les expédier par la suite dans des camps d'extermination.


En France, l'occupant nazi doit procéder différemment en veillant à ne pas trop heurter la population française qui, elle, n'est pas spécialement antisémite. Dans la zone non occupée, le gouvernement du maréchal Pétain apporte quant à lui son aide aux S.S. et applique avec zèle les mesures anti-juives décidées par les autorités allemandes.

Néanmoins, alors qu'ils représentent seulement 1% des Français, au moins 15% des résistants français sont des juifs. Ils luttent dans des réseaux dont les membres sont parfois tous juifs, comme par exemple le Groupe des Partisans Juifs de Paris. Dés le début de l'occupation de la France par l'Allemagne, les juifs s'engagent dans la lutte, aux côtés de leurs compatriotes français, et participent ainsi à des sabotages.

Aprés la guerre arrive le moment où sont découvertes certaines statistiques particulièrement macabres. Parmi celles-ci, 2 chiffres : 30% des juifs de France ont été tués par les nazis et 90% de ceux de Pologne ont été exterminés, soit dans les ghettos, soit dans les camps de concentration...