Les principaux syndicats de salariés français (CGT et CFDT) s'unissent et déclenchent de puissantes actions sociales en février 1966. La brusque augmentation du chômage inquiète les salariés qui, aux élections législatives de 1967, apportent aux partis de gauche des résultats en nette progression. Le président Charles de Gaulle et les dirigeants de son parti, l'UNR, commencent alors à craindre un début de basculement de la majorité...

ACTIONLe gouvernement se met donc à l'affut de l'opportunité qui lui permettra de stopper un mouvement social grandissant.

Cette occasion lui est fournie, en avril 1968, par un début d'agitation protestataire des milieux étudiants...


Les gaullistes comprennent vite que cette agitation n'a rien de révolutionnaire mais ils comprennent aussi que le désordre des barricades qui fleurissent dans Paris peut leur être utile...


Et donc, plutôt que de donner l'ordre à la police d'empêcher leur construction, ils ordonnent dans un 1er temps de laisser faire.

Cependant, l'opinion publique reste favorable aux étudiants.

Aussi, pour la retourner, le gouvernement organise une répression des manifestants de plus en plus brutale...

Son objectif est d'amener les étudiants à commettre des actes de violence qui leur retireront la sympathie des Français.

Pour l'heure, si les forces de police et celles de la Gendarmerie mobile sont à la manoeuvre, les autorités gardent en réserve 115 escadrons d'automitrailleuses et des "corps spéciaux" de l'armée qui interviendront si besoin est.

Mais la situation n'évolue pas comme prévue : après avoir manifesté pacifiquement contre les nombreuses violences policières, des millions de salariés se mettent en grève et cette dernière prend assez rapidement la forme d'un immense mouvement populaire. Le gouvernement du général de Gaulle décide alors d'attendre patiemment le pourrissement de cet important mouvement social et oeuvre discrètement à reprendre la main sur les évènements...