"Aujourd'hui, comme on le sait, il existe des super-révolutionnaires théoriques, des super-gauchistes qui croient pouvoir, en paroles, liquider l'impérialisme en 2 secondes; beaucoup de ces super-révolutionnaires n'ont aucune notion de la réalité, des problèmes et des difficultés d'une révolution et, poussés par ce sentiment que l'impérialisme alimente, ils portent à l'Union Soviétique une haine féroce (...)"

Fidel_Castro_-_MATS_Terminal_Washington_1959"Les défenseurs de ces tendances oublient les incroyables difficultés de l'Union Soviétique à ses débuts, les incroyables problèmes que posaient le blocus, l'isolement, l'agression fasciste" (...).

"Ils oublient les problèmes de Cuba, du Vietnam, du monde arabe."

"Chaque fois que l'impérialisme donne un coup de griffes, il se trouve un pays, un Etat qui envoie aux peuples toutes les armes nécessaires pour qu'ils puissent se défendre de l'impérialisme."


"Dans notre cas, nous avons reçu de l'Union Soviétique pour 1,5 milliard de pesos en armement".


"Et nous ne pensons pas être le pays qui en a reçu le plus. Nous ne le disons pas pour nous plaindre, nous pensons simplement que d'autres pays ont eu besoin d'une plus grande aide".

"Je pense par exemple que le Moyen-Orient a reçu encore d'avantage d'armes, étant donné la situation qu'il traverse."

"L'aide fournie gratuitement à plusieurs pays se chiffre en milliards. Je ne parlerai que de notre cas : qu'aurions-nous fait sans ces armes ? Ne parlons pas du pétrole, de l'aide qui a été décisive à certains moments (...)"

Extraits d'un article de Fidel Castro, paru le 3 mai 1970 dans Gramma (organe officiel du Parti Communiste de Cuba).