Avant 1917, l'importante paysannerie russe est féodale. En 1928, après 10 ans de nationalisation des terres et de distribution aux petits paysans, ces derniers représentent toujours 74,9% de la population de l'URSS (ouvriers et employés n'y pesant que 17,6%). Puis, des entreprises agricoles d'Etat sont crées (les sovkhozes) et une partie des paysans deviennent alors des ouvriers agricoles. En parallèle, des kolkhozes voient le jour...

Женщины-трактористки_у_трактора_Интернационал_(1929)Ces kolkhozes regroupent des collectifs de petits paysans au sein de coopératives agricoles.

Dans le même temps, le développement de l'industrie provoque un début d'exode rurale vers les villes...

Mais le nombre d'agriculteurs ne descend que de 109 millions (en 1950) à 105 millions (en 1968).

Les ouvriers agricoles des sovkhozes et les paysans des kolkhozes ne représentent cependant pas plus de 33% du total de la population rurale de l'URSS.

La natalité reste forte en zone rurale mais, aux alentours de leurs 20 ans, de nombreux jeunes préfèrent partir dans les villes pour travailler en usine. Les populations qui restent dans les campagnes y entretiennent quelques 10 millions de jardins vivriers personnels, lesquels couvrent une surface totale de 3,7 millions d'hectares. Ces jardins vivriers sont cultivés à 90% par des mères d'enfants en bas-âges et par des femmes âgées.

En 1969, la production agricole de l'URSS est impressionnante : elle est obtenue par les 18,1 millions de paysans des kolkhozes (qui cultivent 4,9 millions d'hectares de terre), par les 9,4 millions de travailleurs agricoles d'Etat des sovkhozes, par les 5,5 millions de personnes qui cultivent leurs propres potagers et par les 500.000 travailleurs saisonniers qui aident à assurer les récoltes durant la brève période de végétation que connait le pays...