En 1938, tandis que le Front populaire dirige la France, 2 associations voient le jour : l'Union Familiale des Maîtres et Maîtresses de Maison (UFMMM, co-fondée par Andrée Butillard) et le Syndicat des Employeurs de Gens de Maison (SEGM, créé par Joseph Zamanski, fervent catholique propriétaire d'une biscuiterie industrielle). L'une et l'autre défendent l'idée que certains sont nés pour servir et que d'autres doivent être servis...

Andrée Butillard se dit conservatrice, catholique sociale mais anti-féministe. Elle préfère le vote familial au droit de vote des femmes, lequel vote ferait le jeu des socialistes et des communistes. En 1940, elle soutient donc le gouvernement de Philippe Pétain. Après la guerre, en 1948, l'UFMMM et le SEGM fusionnent sous le nom de Fédération Nationale des Groupements d'Employeurs de Personnels et Employés de Maison.

EEG-top_in_Den_Haag_vergadering_ministers_van_Buitenlandse_Zaken_vergadering,_Bestanddeelnr_933-6981_(cropped)En 1963, année où les emplois à domicile sont classés comme "signes extérieurs de richesse", la FNGEPEM est prestement rebaptisé Fédération des Particuliers Employeurs (FEPEM).

La FEPEM, qui refuse que le personnel de maison soit signe de richesse, mobilise ses adhérents dans la défense de leurs droitst fiscaux et leur donne même des conseils juridiques gratuits.


En 1986, la FEPEM obtient du gouvernement gaulliste de Jacques Chirac une déduction fiscale de 70% pour tous les contribuables de plus de 70 ans ayant au moins 1 employé de maison...


Les contribuables qui ont à charge un enfant handicapé et ceux qui sont invalides bénéficient également de cet abattement fiscal.

Puis, en 1991, la robuste Fédération des Particuliers Employeurs obtient de Martine Aubry, alors ministre socialiste du Travail, une réduction d'impôt de 50% pour tous les Français qui emploient du personnel à leur domicile...

Cette réduction est toutefois plafonnée à 4.000 francs par foyer fiscal.