En 1914, les tchèques et les slovaques soutiennent l'Autriche, à l'exception toutefois de ceux qui vivent en Occident et préfèrent s'engager aux côtés de l'Angleterre, de la France et de la Russie. Puis, la Révolution russe secoue le pays en 1917 : des grèves éclatent et les soldats slaves, mobilisés dans l'armée autrichienne, se mutinent. En 1918, la monarchie des Habsbourg abdique et la République de Tchécoslovaquie est proclamée...

Tomas Masaryk en est élu président. En 1920, les crises économiques se succédant, il met en place une politique répressive. Elle favorise la naissance du Parti Communiste Tchécoslovaque (PCT), que les électeurs propulsent comme 2nd parti du pays en 1925. En 1929, la crise économique frappe la Tchécoslovaquie. Ce petit pays perd brusquement 1 million d'emplois et les manifestations de chômeurs sont durement réprimés par l'armée.

Edvard_Benes_with_his_wife_in_1934En 1935, dirigé par Konrad Henlein, les nazis du puissant Parti des Sudètes, obtiennent la démission du président Masaryk.

Les partis démocratiques le remplacent aussitôt par Edvard Benes. Adolf Hitler, qui vient d'annexer l'Autriche, affirme pour sa part qu'il n'a aucune visée sur la Tchécoslovaquie.

Mais, en mai 1938, Konrad Henlein et son parti exigent soudain l'autonomie des Sudètes et de toutes les provinces germanophones de Tchécoslovaquie...

Le gouvernement de Benes refuse fermement !

Dans un déchaînement de violence, les milices du Parti des Sudètes instaurent alors un climat de terreur et les fascistes de Slovaquie décident de leur emboiter le pas...

Les partis démocratiques ripostent en organisant d'impressionnantes manifestations de protestations. Désireuses d'apaiser la situation, la France, l'Angleterre et l'Italie signent alors un étonnant traité qui offre 30% du territoire tchécoslovaque et 40% de son industrie à l'Allemagne d'Adolf Hitler...