Le général bolivien Alfredo Ovando dirige un coup d'état militaire et s'empare du pouvoir le 27 septembre 1969. Mais le gouvernement qu'il compose dans la foulée intrigue le peuple bolivien. En effet, beaucoup d'anciens ministres conservateurs ont été évincés et remplacés par des progressistes. De plus, son gouvernement comporte plus de civils que de militaires et la moyenne bourgeoisie devient de facto la classe dirigeante de la Bolivie...

Alfredo_OvandoLes premières mesures que prend ce gouvernement étonnent, à savoir la nationalisation de la compagnie pétrolière américaine Bolivian Gulf Oil et la création d'un monopole d'état à l'exportation des minerais.

Le rétablissement des relations diplomatiques avec l'URSS et avec les autres pays communistes (dans le but d'industrialiser le pays) et le rétablissement de la liberté de réunion, des libertés syndicales et de la liberté de la presse sont les suivantes.

Ces mesures provoquent la vive colère des conservateurs, du clergé, des militaires formés aux USA, mais aussi celle du département d'Etat des Etats-Unis et celle de la CIA.

Par contre, elles obtiennent le soutien (toutefois extrêmement mesuré) de la Confédération Ouvrière Bolivienne (COB), le principal syndicat du pays.

Pour leur part, les mouvements guérilleros d'extrême-gauche se disent résolument hostiles, affirmant que le général Alfredo Ovando est responsable de la répression militaire entamée en 1964.

Ils rappelent aussi que c'est Alfredo Ovando Candia qui a fait exécuter le commandant Che Guevara en 1967 et qu'il a toujours été résolument pro-américain. De son côté, le Parti Communiste Bolivien demande l'épuration de l'armée, de la police et de l'administration, la levée de l'interdiction qui frappe toujours son parti, la libération de tous les prisonniers politiques, ainsi que la nationalisation de toutes les mines d'or et de zinc de la Bolivie...