En pleine 2nde guerre mondiale, les USA et l'Angleterre décident de partager les renseignements que glanent leurs services secrets en 1943. Ils scellent ce pacte en signant en 1946 un accord secret qui reçoit le nom de United Kingdom-United States Communications Intelligence Agreement (UKUSA). L'UKUSA, qui est dirigé par les USA, transmet donc les messages qu'elle intercepte à la National Security Agency (NSA) aux Etats-Unis...

E1276-8_PM_Australia_Whitlam_toneLe Canada se rallie à l'UKUSA en 1948.

Puis, en 1950, l'Allemagne de l'Ouest, la Norvège et le Danemark font secrètement la même chose.

Enfin, en 1956, la Nouvelle Zelande et l'Australie signent à leur tour l'accord de l'UKUSA...

En 1973, bien qu'il soit le premier ministre de l'AustralieGough Whitlam découvre avec stupeur que son pays fait partie d'un réseau secret nommé UKUSA et qu'il échange des renseignements avec 7 nations étrangères.


Gough Whitlam est par la suite informé que la base d'écoutes de Pine Gap, en Australie, est pour ainsi dire totalement sous le contrôle des agents de la CIA. Il décide de révéler tout ce qu'il vient d'apprendre aux Australiens en en informant la presse de son pays... 2 ans plus tard, il est sèchement écarté du pouvoir.


En 1991, avec la fin de l'URSS, l'UKUSA réoriente sa surveillance secrète et espionne alors des gouvernements, notamment ceux de l'Union Européenne. L'objectif prioritaire est désormais d'aider et de protéger les entreprises américaines.

Puis, les cibles sont élargies à la surveillance de parties politiques, à des entreprises non anglo-saxonnes et à des citoyens de pays membres de l'UKUSA (et ce au mépris des lois en vigueur dans ces pays). Bien que l'existence de l'UKUSA soit devenue de notoriété publique au début du 21ème siècle, le contenu complet de l'accord garde encore sa part d'ombre...