HmongsEn 1953, les marxistes laotiens du Pathet Lao décident d'aider le Vietminh communiste, lequel mène une guérilla contre la France au Vietnam. La monarchie laotienne se retrouve par ailleurs coincée entre le puissant mouvement indépendantiste Lao-Issara et la France, cette dernière n'acceptant pour l'instant de n'accorder au Laos qu'une indépendance "progressive". Le royaume du Laos et la France restent cependant en bons termes...

Puis, en 1958, des nationalistes créent le Comité de Défense des Intérêts Nationaux (CDIN), que soutiennent le général Phoumi Novasan et l'armée laotienne. Le CDIN, violemment anti-communiste, entre dans le gouvernement du 1er ministre Phoui Sananikone. Les diplomates français en poste au Laos conseillent à Sananikone de faire preuve de prudence et de diplomatie, lui rappelant qu'il a pour voisins la Chine et le Vietnam.

En 1959, dans la province laotienne de Xieng Khouang, une milice rebelle voit le jour : elle est armée par la Chine et ses effectifs grossissent trés vite. Des agents de la CIA invitent alors Phoui Sananikone à adhérer rapidement à l'Organisation du Traité de l'Asie du Sud-Est mais les diplomates français le lui déconseillent car ils pensent que la Chine et les communistes vietnamiens interpréteraient cela comme un acte hostile.

Le général Phoumi Novasan, qui est désormais ministre de la défense, n'apprécie pas les conseils de l'ancien colonisateur français. Les centaines d'instructeurs militaires français chargés d'instruire l'armée laotienne gardent le silence mais, par contre, les 3.000 civils français qui font du commerce en Indochine commencent à trouver inquiétante cette dégradation des relations diplomatiques entre le gouvernement du Laos et le leur...