L'Algérie et le Maroc annoncent, en janvier 1969, qu'ils ont enfin tracé la frontière entre leurs 2 pays. Mais le roi Hassan II du Maroc subit alors de vives critiques de la part des partis marocains de gauche qui lui reprochent de ne pas avoir su récupérer les 266.000 km2 de Sahara que les Espagnols semble ne pas vouloir quitter. Le 10 juillet 1971, jour de la fête de son anniversaire, Hassan II déjoue de peu un 1er coup d'état destiné à le détrôner...

President_Ronald_Reagan_and_King_Hassan_II_of_Morocco_do_horseback_riding_at_Fairfield_Farm_in_Winchester,_VirginiaPuis, le 16 août 1972, alors qu'il revient de France, des chasseurs de ses propres forces aériennes tentent (sans succès) d'atteindre l'avion qui le transporte.

Hassan II décide qu'il est temps de reprendre son armée en main et il lui ordonne alors d'aller sans délai récupérer le Sahara-Occidental.

Plutôt que de soutenir son voisin marocain, l'Algérie prend fait et cause pour les 200.000 Sahraouis qui vivent dans cette partie du désert et en appelle à l'ONU.

Abdelaziz Bouteflika, ministre algérien des Affaires étrangères, précise que l'Algérie n'a aucune prétention sur le Sahara et il demande à l'ONU un référendum d'autodétermination pour les Sahraouis.


Le 20 août 1974, Hassan II annonce qu'il s'opposera à toute consultation électorale qui pourrait permettre l'indépendance du Sahara ! Ce sera  l'occupation par l'Espagne (où le dictateur Franco est mourant) ou le rattachement au Maroc !


En octobre 1975, Hassan II organise une marche vers le Sahara : 350.000 Marocains franchissent la frontière et parcourent 15 kilomètres dans le désert. Le 14 novembre, un accord est signé à Madrid par le Maroc, la Mauritanie et l'Espagne qui trace la frontière entre la Mauritanie et le Maroc. Puis Hassan II masse ensuite son armée à la frontière algérienne et lui donne l'ordre de pénétrer en l'Algérie en janvier 1976...