Le gouvernement dictatorial de Francisco Franco, sans tenir compte du ralentissement de la croissance espagnole, signe en 1975 un contrat d'achat de gaz à l'Algérie. Le contrat stipule que l'Algérie vendra à l'Espagne des quantités croissantes qui, à partir de 1980, atteindront 4,5 milliards de mètres cube par an. En 1977, le régime franquiste est remplacé par un gouvernement démocratique de centre-droit. Ce dernier perd les élections en 1982...

EspagneA la tête de la formation gagnante, le socialiste Felipe Gonzalez forme un gouvernement qui découvre que les livraisons de gaz algérien sont devenues largement supérieures aux besoins de l'Espagne.


Le gouvernement socialiste espagnol demande alors une révision du contrat signé par les franquistes en 1975...


L'Algérie lui répond qu'une clause de ce contrat prévoit que l'Espagne devra, quoi qu'il en soit, payer les quantités prévues à l'époque et , en outre, qu'elle va lui appliquer un nouveau tarif...

En effet, l'Algérie exige que l'Espagne paie un prix identique à celui que règlent l'Italie, la Belgique et la France, ses autres clients européens. L'Espagne ayant refusée, l'Algérie dépose alors une plainte auprès de la Chambre internationale du commerce de Genève. En novembre 1984, Alfonso Guerra, vice président de l'Espagne, part à Alger pour négocier. Le 23 février 1985, un accord est signé qui met fin au différent entre les 2 pays...

L'Espagne accepte désormais de payer le "prix européen" et, en contrepartie, l'Algérie accepte de lui livrer la quantié globale de gaz qui a été prévue par le contrat de 1975 mais échelonnée sur une période plus longue que les 23 années initialement programmées. L'Algérie, qui semble à première vue sortir grande gagnante de ces négociations, obtient également que l'Espagne lui verse une indemnité de 500 millions de dollars US...