Fin 1985, Mikhaïl Gorbatchev se rend à Paris. Là, reprenant l'idée de Charles de Gaulle de créer une Europe allant de l'Atlantique à l'Oural, il évoque devant le président François Mitterrand son envie de "maison commune européenne". Puis, en 1988, Gorbatchev s'écarte de l'économie planifiée chère aux communistes en autorisant la propriété privée et en augmentant la part de marché libre afin d'éviter à l'URSS une catastrophe économique...

Dans les pays du pacte de Varsovie, des voix évoquent les valeurs qui leur seront néccessaires pour rejoindre l'Europe occidentale : démocratie, liberté, droits de l'homme et souveraineté nationale. Aprés la réunification de l'Allemagne, Gorbatchev préconise que cette dernière ait un statut de pays neutre. En 1990, son idée est reprise par le président tchécoslovaque Vaclav Havel qui souhaite la dissolution du pacte de Varsovie et de l'OTAN.

George FWojciek Jaruzelski, le nouveau président élu de Pologne, propose quant à lui la création d'un organisme de sécurité paneuropéen, dont l'armée polonaise pourrait faire partie.

Mais, en février 1991, craignant le retour du communisme en Russie, la Tchécoslovaquie, la Pologne et la Hongrie expriment leur désir d'être intégrées dans l'OTAN.


En 1997, le diplomate George Frost Kennan met alors vivement en garde l'administration américaine et l'OTAN...


Selon lui, élargir l'OTAN jusqu'aux frontières de la Russie raviverait dangereusement la guerre froide et le nationalisme russe.

Rejetée par l'Europe, la Russie rompt alors son isolement en s'alliant économiquement avec l'Ukraine, la Biélorussie, le Tadjikistan, le Kazakstan, le Kirghizistan et l'Arménie.

Forte de cette robuste alliance marchande, la Russie se rapproche alors de l'Union Européenne à qui elle propose de devenir son partenaire économique...