Le 10 mai 1940, l'armée allemande viole la neutralité de la Belgique et des Pays-Bas en pénétrant sur leurs territoires. La France réagit et envoie vers Namur, face aux troupes de la wehrmacht, 2 divisions mécanisées de la 1ère armée que commande le général Prioux. Les forces françaises y affrontrent de redoutables unités de blindées et Prioux demande alors au général Billotte qu'il l'autorise à regrouper toutes les forces de la 1ère armée...

Maurice_GamelinLa réponse de Billotte est que, selon les ordres du général Gamelin, la 1ère armée doit avancer à marche forcée vers Anvers et Breda pour faire la jonction avec les armées belges et hollandaises.

Les troupes françaises progressent donc vers le nord, étroitement surveillées par l'aviation allemande, laquelle maîtrise désormais entièrement le ciel de Belgique.

Par ailleurs, des unités françaises d'infanterie sont acheminées par bateau de Dunkerque à Flessinguen, en Zelande...


L'idée du général Maurice Gamelin, chef d'état-major des armées alliées, est d'établir une longue ligne de front qui ira des Pays-Bas jusqu'au nord de la France pour barrer le passage à la wehrmacht.


Gamelin l'ignore mais il est en train de tomber dans le piège que les Allemands ont méticuleusement élaboré. La défense alliée (les Français, les Anglais et les miettes des armées belges et hollandaises) s'étire désormais devant Namur, Bruxelles, Anvers et Breda... 

Le 11 mai, toutes les divisions blindées, appuyées par les chasseurs stukas de l'aviation allemande, quittent Maastricht et foncent sur le front allié, lequel s'étend maintenant sur des centaines de kilomètres. D'abord héroïquement repoussée à Gembloux, l'attaque allemande parvient à le traverser le 15 mai. En 4 jours donc, les blindés de la wehrmacht ont réussi à percer les lignes alliées : ce que redoutait le général Prioux vient donc de se produire...