Parmi les réformes que la République Populaire de Chine (RPC) met en place en 1979 figure celle de l'ouverture économique du pays. C'est pourquoi la RPC reserre les liens qui la lie à l'enclave britannique de Hong-kong en la couplant à une de ses futures Zones Economiques Spéciales (ZES), lesquelles permettront aux entreprises étrangères de rapatrier librement leurs profits et de ne pratiquement plus payer ni frais de douanes ni impôts...

Flag_of_Hong_Kong_(1959–1997)La 1ère des ZES est donc créée à Shenzhen, dans le Guangdong, non loin de Hong-kong et de son merveilleux taux de change où, depuis 1983, un dollar hongkongais vaut un dollar américain. Ce taux de change rassure les entreprises étrangères et leur offre la stabilité financière qui leur permettrait de résister à une éventuelle crise. La Chine utilise ainsi l'enclave anglaise comme une splendide ouverture commerciale et financière vers ses marchés.

Puis, en 1997, comme prévu, Hong-kong est rétrocédée à la République Populaire de Chine par l'Angleterre. La Chine accorde alors à Hong-kong le statut de Région Autonome Spéciale et les milliardaires chinois continuent d'y faire fructifier leurs fortunes, ce qui permet à Hongkong de pouvoir maintenir son Produit Intérieur Brut par habitant (PIB) pratiquement au même niveau que celui des Etats-Unis...

La cité de Hongkong demeure ainsi, pour le monde des affaires, le même paradis fiscal international que du temps où elle était administrée par les Anglais. Telle une coureuse de marathon, elle préserve sa belle place de troisième centre mondial de la finance, restant pour l'heure sagement positionnée derrière Londres et New York...