En 1914, lorsque la 1ère guerre mondiale commence, l'Italie est alliée à l'Allemagne et à l'empire Austro-Hongrois. Sans pour autant trahir cette alliance, le roi Victor Emmanuel III et le gouvernement décident de ne pas entrer en guerre. Une infime minorité d'Italiens prône quant à elle de tourner au plus vite le dos à l'Allemagne et à l'Autriche, de se joindre à l'alliance entre l'Angleterre, la Russie et la France et de combattre à ses côtés...

1922-March-on-Rome-MussoliniParmi les Italiens hostiles à l'Allemagne se trouve un certain Benito Mussolini, directeur du journal socialiste Avanti.

Le Parti Socialiste Italien (PSI) le désavoue aussitôt et prononce son exclusion du parti.

Mussolini reçoit alors le soutien financier de la France, lequel lui permet de créer un nouveau journal, qu'il nomme Il Popolo d'Italia.

En janvier 1915, Mussolini demandent aux Italiens de s'opposer au roi et de former des Faisceaux Autonomes (des Fasci). Mais le 23 mai, le gouvernement italien lui coupe l'herbe sous le pied en signant un accord avec l'alliance russo-anglo-française et en décidant d'armer le pays.

Les profits des industriels italiens bondissent de 20% tandis que l'important effort de guerre vide les caisses du royaume. Les Italiens subissent alors une forte vague de chômage et une  flambée des prix. Des troubles sociaux éclatent, avant de se muer en un début de révolution. Le patronat italien s'affole et demande à Mussolini et à ses Fasci d'intervenir...

Vêtues de chemises noires, les miliciens des Fasci attaquent violemment les "bolcheviks" et terrorisent le pays. Le 12 novembre 1921, Mussolini regroupe les Fasci au sein du Parti National Fasciste (PNF), lequel reçoit un trés généreux soutien financier des industriels du pays et, en 1922, les effectifs du PNF passent de 17.000 à 300.000 membres. Le 28 octobre, Mussolini marche avec eux sur Rome et y instaure une dictature ultralibérale...