Un mouvement social voit le jour en Italie en 1969 : un peu partout dans le pays, des ouvriers réclament des augmentations égalitaires de leurs salaires mais également la création d'un statut pour les travailleurs et celle de conseils d'ouvriers dans les entreprises. Puis de nouvelles revendications se font jour : elles concernent le droit de divorcer, le droit d'être objecteur de conscience et la création d'un statut propre à chaque région d'Italie...

Un "choc pétrolier" survient en 1973. Le Parti Communiste Italien (PCI) demande alors à la Démocratie Chrétienne (DC), qui dirige seule le pays depuis 1946, d'accepter que le PCI (fort de 30% de députés) devienne un parti de gouvernement.


Malgré le refus des démocrates-chrétiens, le PCI et les syndicats d'ouvriers décident en 1978, pour aider le pays à sortir de la crise, d'apporter leur soutien au gouvernement et d'accepter un "compromis historique".


Les ouvriers se sentent trahis et les mouvements sociaux redoublent d'ampleur.

Aldo_Moro_portraitLe gouvernement donne alors carte blanche aux forces de l'ordre et une violente répression policière s'étend jusque dans les entreprises.

Cette répression provoque la radicalisation de l'extrême-gauche, dont une partie entre dans la lutte armée sous le nom de Brigades Rouges.

Ces dernières se mettent à pratiquer une "justice prolétarienne" et à réaliser des attentats à la bombe...

C'est ainsi que, le 9 mai 1978, Aldo Moro, chef du gouvernement démocrate-chrétien, est retrouvé mort dans le coffre d'une voiture...

Il a été enlevé 7 semaines auparavant par des membres des Brigades Rouges qui entendaient ainsi montrer leur hostilité au rapprochement entre le PCI et la Démocratie-Chrétienne.

A l'extrême-droite, certains pensent que la situation est désormais extrêmement favorable à la réalisation d'un coup d'état pour barrer la route du pouvoir aux communistes...