En 1981, le socialiste Kenneth Livingstone, qui a été élu président du Conseil du Grand Londres (GLC), reçoit le soutien d'un certain Jeremy Corbyn, député du Labour Party (Parti Travailliste). Les conservateurs ne s'y trompent pas, n'appréciant pas du tout l'arrivée de cette horde de partisans des syndicats, de ces adeptes de l'anti-impérialisme et autres défenseurs des minorités. Le 1er budget du GLC va d'ailleurs conforter leurs craintes...

La priorité y est accordée à la création des coopératives, gérées par les salariés et les populations locales, qui éclosent dans plusieurs friches industrielles abandonnées. Le GLC se dit aussi favorable à la réunification de l'Irlande et aux droits des homosexuels, "Ken" Livingstone voulant rassembler les ouvriers de toutes origines et de toutes orientations sexuelles au sein du Parti Travailliste ! Mais, en 1983, l'Angleterre vire à droite...

Tony BlairDevenu un îlot progressiste perdu au milieu de l'océan conservateur, le GLC organise en 1986 un grand festival de musique populaire pour soutenir les mineurs en grève.

Pendant ce temps, Margaret Thatcher, la 1ère ministre conservatrice, transforme la Bourse de Londres en une véritable place forte financière mondiale.


Mais, en 1997, Tony Blair, chef du Parti Travailliste, le transforme en parti libéral, gagne les élections, et est alors nommé 1er ministre.


Puis, en 2000, le ministre Gordon Brown et lui conjuguent leurs efforts pour empêcher le "gauchiste" Livingstone de devenir maire de Londres et le font même exclure du parti.

Mais Ken Livingstone se présente alors comme candidat indépendant et obtient 58% des voix...

Désormais à la fois maire de Londres et président du GLC, Livingstone crée des pistes cyclables et de nouvelles lignes de bus, déprivatise le tramway et le réseau ferroviaire et gèle les prix des transports publics...