En mars 1943, Robert Oppenheimer est nommé directeur du laboratoire américain de recherche atomique de Los Alamos où, sous le nom de Projet Manhattan, une équipe de scientifiques est chargée de créer une bombe atomique. Le 16 juillet 1945, la 1ère explosion expérimentale est une réussite. Mais 70 des chercheurs de l'équipe écrivent alors à Harry Truman, président des USA, lui demandant de ne pas bombarder la population japonaise...

Manhattan_Project_emblemLes 6 et 9 août suivants, 2 bombes sont cependant larguées sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki et des centaines de milliers de civils sont tués.

Robert Oppenheimer s'oppose alors à la poursuite du programme : la création d'une bombe thermonucléaire, imaginée par le physicien Edward Teller et soutenue par l'état-major.

Suite à son opposition, la CIA se met soudain à enquêter minutieusement sur la vie privée de Robert Oppenheimer et elle découvre rapidement qu'il fréquente des communistes américains.

Le président Dwight Eisenhower demande alors qu'il n'ait plus accès aux secrets nucléaires...


En avril 1954, la commission de sureté nucléaire le somme d'expliquer pourquoi il fréquente des communistes et l'accuse subitement d'être un agent de l'URSS.


De nombreux chercheurs prennent alors sa défense mais, malgré l'absence de preuves, Oppenheimer est évincé du programme nucléaire.

En 1963, le président Lyndon Johnson le réhabilite et,  pour les services qu'il a rendu aux Etats-Unis, lui décerne le prix scientifique Enrico Fermi. Au lendemain de la disparition de l'URSS, la déclassification des archives soviétiques permet à l'administration américaine de découvrir que le KGB a effectivement tenté d'approcher Julius Robert Oppenheimer mais aucun des agents soviétiques n'a réussi à entrer en contact avec lui.