Copenhague

En 1920, Copenhague, capitale du Danemark, est une ville déjà trés industrialisée. Elle est peuplée de nombreux ouvriers qui, chaque matin, se rendent à leur travail en bicyclette. Ce moyen de locomotion peu coûteux est alors, de trés loin, le plus utilisé par les habitants. Puis, à partir de 1950, les élus municipaux de Copenhague décident de favoriser l'usage de l'automobile et cette dernière supplante peu à peu la bicyclette...

Le nombre des 2 roues s'effondre et passe ainsi de 62.000 (en 1949) à... 8.000 (en 1970). En 1965, la circulation automobile engorge désormais le centre-ville et les responsables de la municipalité envisagent alors la construction d'une autoroute de 2 fois 6 voies qui devrait traverser la ville de part en part. Mais Copenhague n'a absolument pas les moyens financiers de la faire construire et le projet est abandonné en 1972. 

L'année suivante, un rude choc pétrolier secoue le monde occidental : il n'épargne pas les habitants de Copenhague, lesquels manifestent alors en masse devant la mairie et exigent le retour du vélo dans leur ville. Le Parti Social-Démocrate, qui gère la capitale du Danemark depuis le début du 20ème siècle décide sagement d'écouter les manifestants et fait réaménager les pistes cyclables qui avaient été construites vers 1920.

La municipalité remet ainsi en service un réseau de voies cyclables bien séparées des voies principales (qui étaient, à l'époque, réservées aux véhicules hippomobiles). En 1982, efficacement protégés des automobiles, les cyclistes reviennent en grand nombre et, au début du 21ème siècle, le principal sujet de la campagne des municipales est désormais de savoir comment résorber les embouteillages sur... les pistes cyclables !