Au début des années 1960, une équipe de glaciologues forent des carottes de glace en Antarctique pour en analyser le contenu. Le glaciologue Claude Lorius se sert un whisky et met un morceau de cette glace dans son verre : il remarque alors que, en fondant, le glaçon libère des bulles. L'idée de récupérer l'air contenu dans cette glace multi-millénaire pour mesurer la quantité de gaz carbonique qu'elle contient germe alors dans son esprit...

Rodney·and·Otamatea·Times•1912•Coal·consumption·affecting·climateLe 1er octobre 1987, après des décennies de mesures, obtenues en commun par des glaciologues soviétiques et par les français de l'équipe de Claude Lorius, 3 articles scientifiques sont publiés par le trés réputé hebdomadaire Nature...

Ils démontrent que la température, le taux de gaz carbonique et celui du méthane contenu dans l'atmosphère ont, au cours des 160.000 années du dernier cycle glaciaire, augmentés dans les mêmes proportions...

Le Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat (GIEC) est créé en 1988 : il se donne pour mission de calculer l'ampleur du changement climatique en cours.

En Antarctique, les glaciologues ont pour leur part découverts qu'actuellement, le taux de gaz carbonique n'a jamais été aussi élevé depuis les 2,6 millions d'années qui viennent de s'écouler...


Une partie des chercheurs du GIEC décide alors qu'il est plus que temps d'informer les dirigeants et les habitants de la Terre que cette dernière se réchauffe dangereusement !


Dominique Reynaud, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) est chargé par le GIEC, en 1992, de se pencher sur la corrélation entre le cycle du carbone, l'atmosphère, les continents et les océans. En tant que spécialiste en sciences du climat, il devient ainsi l'un des milliers de scientifiques qui, dans le monde, participent aux recherches du GIEC sur le réchauffement climatique de notre planète...