S'il a amélioré le niveau de vie des ouvriers argentins, le Mouvement Justicialiste que dirige Isabel Peron a également provoqué une inflation annuelle de 500% et une dette extérieure colossale. Des grèves à répétition paralysent l'économie et une bonne partie des dirigeants politiques et syndicaux sont suspectés de détourner des fonds publics. Le Mouvement Montonero décide alors de quitter le Mouvement Justicialiste.

1976-general Jorge VidelaDepuis 1 an, l'armée combat les marxistes de l'Armée Révolutionnaire du Peuple (ERP) qui ont pris les armes dans le Tucuman. Face à ces faits, les forces armées argentines préviennent le gouvernement que, s'il ne redresse pas la situation, elles vont faire un coup d'état.


Puis, 3 jours plus tard, le 24 mars à l'aube, l'armée passe à l'action et la junte que dirige le général Jorge Videla prend le pouvoir, sans toutefois faire couler de sang.


Isabel Peron est mise en résidence surveillée. Les gouverneurs des provinces, des ministres, des hauts fonctionnaires et des dirigeants syndicaux sont mis en prison "pour faire cesser le chaos".

En réaction au coup d'état des militaires, la Confédération Générale du Travail (CGT) tente de lancer un appel à la grève générale. Mais la marine nationale arrête ses dirigeants et seul Casildo Herreras, son sécrétaire général, parvient à prendre la fuite.

L'état de siège, qui a été décrété le 24, est maintenu et il est formellement interdit de manifester. Mais, désabusés par les fausses promesses du Mouvement Justicialiste, le peuple argentin, qui en était venu à souhaiter le coup d'état, reste passif. Le général Jorge Videla s'octroit le poste de président et forme ensuite un gouvernement de transition dont la mission première sera de "rétablir l'ordre"...