La centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl explose en 1986. Un immense nuage radioactif se répand sur l'Europe. Pierre Pellerin (directeur du Service de Protection contre les Rayons Ionisants) annonce sur les radios et les télévisions françaises qu'il n'y a aucune précaution particulière à prendre. L'état français et Pierre Pellerin font le choix de traiter à la légère la contamination qu'apporte ce nuage.

Des médias affirment même, carte à l'appui, que la radioactivité contourne la France. Pendant ce temps, les pays frontaliers de la France interdisent la consommation des légumes, du lait et des champignons sauvages... En 2001, l'Association Française des Malades de la Thyroïde dépose une plainte contre l'état français. La juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy commence à rassembler des documents à charge.

Ils prouvent que l'état français n'a pas averti ses citoyens des taux de radioactivité très importants que contenaient certains aliments et ne leur a pas indiqué qu'une consommation régulière de ces derniers pouvait provoquer des cancers de la thyroïde. En Corse notamment, un rapport d'expert indique que les problèmes de thyroïde sont passés de 44% à 100% après le survol de l'île par le nuage contaminé de Tchernobyl.

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La Cour d'Appel de Paris a considéré (12 ans après le dépot de la plainte) qu'il n'est pas prouvé que le défaut d'information ait pu mettre les populations en danger et a prononcé un non lieu général : il n'y a donc aucun coupable dans cette affaire. Josette Risterucci, présidente de la Commission Tchernobyl à l'Assemblée de Corse, a annoncé que, malgré cette décision de justice, elle poursuivrait son travail...