En octobre, la décision de jeter 2.000 tonnes de déchets radioactifs dans la Méditerranée provoque une vague de colère parmi les populations de la Corse et de la Côte d'Azur. Bien qu'ils n'aient pas été interrogés, les océanographes se déclarent également hostiles à ce projet. Face à ces remous dans l'opinion, les dirigeants du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) décident de retarder la date de l'immersion.

1960-Mediterranee

Francis Perrin, haut commissaire du CEA, en accord avec le ministre délégué de l'énergie atomique, propose alors de programmer une réunion de travail en octobre...

Elle rassemblera des experts du CEA, des océanographes et des élus des communes concernées par le projet, lesquels choisiront ensemble les dates et les conditions d'immersion des 6.500 futs radioactifs.

Cependant, la date de cette réunion reste incertaine car Francis Perrin doit séjourner quelques temps aux USA. Elle ne pourrait donc, au mieux, que se tenir dans 3 semaines.

Par la suite, lorsque les participants se seront mis d'accord, la bonne réalisation du projet nécessitera également que l'état de la mer permette l'immersion des futs dans de bonnes conditions de sécurité, de préference avant la fin de l'hiver.

Les services du Commissariat à l'Energie Atomique choisissent également d'informer abondamment les populations de la Corse et de la Côte d'Azur afin de dissiper toutes les craintes que ce projet a engendré. Pour les rassurer pleinement, le CEA annonce alors qu'il ne déposera que 20 futs au fond de la Méditerranée, et ce "à titre expérimental"...