A la fin des années 1980, des partis écologistes prônant la défense de l'environnement et l'arret des centrales nucléaires émergent dans plusieurs pays d'Europe. En 1988, en Suède, bien que la protection de la nature et la sûreté nucléaire figurent dans les programmes de tous les partis de gauche et de droite, le Parti de l'Environnement, après un éclatant succès électoral, obtient 20 députés au Parlement.

1992-Antoine Waechter

L'année suivante, Les Verts décrochent, en Angleterre cette fois, un score historique pour eux de 15% des suffrages.

En Allemagne, après avoir eux aussi connus leurs heures de gloire, Les Verts se radicalisent et se mettent à contester une "classe politique endormie", voire à refuser "l'état capitaliste".

L'alliance avec les sociaux-démocrates du SPD finit de diviser les différents courants écologistes allemands et, en décembre 1990, ils n'ont plus aucuns élus au Bundestag !

En Hollande, Les Verts s'imposent en bénéficiant du rejet de la classe politique traditionnelle par les électeurs.

Mais en Norvège, en Finlande et au Danemark, l'hostilité des Verts à l'Europe et leur désir de vouloir restreindre les libertés individuelles pour préserver la planète finissent par leur faire perdre leur influence.

En France, en avril 1992, Les Verts, sous la conduite de Brice Lalonde et d'Antoine Waechter, obtiennent un superbe résultat aux élections régionales. La majorité socialiste de François Mitterrand propose alors plusieurs places de ministre aux écologistes mais Waechter décline l'offre, estimant que le choix de Pierre Bérégovoy comme 1er ministre "ne répond pas aux nouvelles aspirations des français".